Editos

Edito septembre 2020 : Il faut donner le pouvoir à ceux qui jouent leur peau

« Il faut donner le pouvoir à ceux qui jouent leur peau »
Sébastien Le Fol

Notre grand état de droit se fragilise par la puissance même de son Administration. Le monde économique étouffe sous les règles et les diktats. La liberté d’agir et de penser se consume sous la pression de l’idéologie de  ceux qui sont plus dans la parole que dans l’action.

Le « partage du travail », la « diminution du temps de travail », le « principe de précaution », une « meilleure répartition des richesses », des versets théoriques qui annihilent la volonté, le courage et l’enthousiasme. La masse populaire ne s’intéresse qu’au fruit de « son obligation de travailler » : le salaire !  Un raccourci dramatique qui nous installe sournoisement dans une dictature sociale.

Posons correctement les questions et répondons le plus basiquement possible :
Quelles sont les causes d’un salaire insuffisant ?

Une quantité et une qualité de travail ne répondant pas suffisamment à l’attente (demande). Une qualification (métier) dont le marché du travail attend moins qu’une autre qualification. Par exemple des manutentionnaires, qui peuvent être facilement remplacés par des robots, contre des informaticiens ou des ingénieurs qui préparent la société de demain. C’est la valeur ajoutée qui fait le salaire et non le simple pouvoir patronal. C’est aussi les décisions gouvernementales (fiscalité) qui impactent la compétitivité de la masse salariale des entreprises.

C’est le coût de l’Etat qui est à l’origine du niveau de vie et du chômage

La richesse peut s’obtenir par la chance (jeux très aléatoires), l’escroquerie (souvent sanctionnée), l’héritage qui est aussi le fruit de la qualité et de la quantité de travail. Ce « travail » qui reste la valeur la plus sûre pour accéder au grand confort de vie.
La précarité, elle,  peut être due à la malchance, le handicap ou la maladie, mais surtout la paresse.

C’est l’individu qui est responsable de sa mobilité fonctionnelle et géographique

Les plus jeunes ont de plus en plus accès à la formation. Ils doivent avoir le courage de quitter des métiers qui vont disparaître, et donc moins rémunérateurs, pour apprendre des métiers qui s’adaptent à l’évolution naturelle de nos sociétés occidentales.
Il faut aussi savoir abandonner le no man’ land improductif.

Ces plus jeunes ne doivent pas se laisser endormir par des imprécateurs anarchistes, extrémistes, sans intelligence pratique et résultante. Les théories humanistes et écologistes qui se fondent sur le sable de l’anti matérialisme sont dans la barbarie décadente qui mine la richesse de notre société.

Une grande leader politique dit : « Je suis souvent consternée par le niveau du débat politique. J’ai été marquée par l’encyclique Laudato si’ du pape François qui pointe très justement l’inculture comme la grande menace qui pèse sur le monde« 

Nous, particulièrement les français, avons peu de connaissances politiques, sociales et économiques. Cela ne nous empêche pas d’être les européens qui en parlent le plus.
Quand on écoute les débats médiatiques, on peut être effrayé par les remarques d’une certaine élite. Actuellement, il s’agit des entreprises qui licencient en masse, après avoir bénéficié de quelque subvention d’état…

On prétend que l’Etat devrait « conditionner » ses aides. Sous entendu que l’entreprise doit garantir l’emploi et ne pas délocaliser…  Quelle niaiserie !!   Quelle vision étroite bolchéviste !!
D’abord, ces « aides » n’ont été qu’incitatives à l’installation de telle ou telle usine dans une région en sous emploi. Le chef d’entreprise est avant tout un risqueur. Souvent il risque son propre argent, à la différence de l’élu politique.

A la différence de l’Etat, l’entreprise est contrainte à faire du profit, sous peine de mortalité juridique (cessation de paiement). Tout le monde prend des risques : les salariés comme les actionnaires qui perdent leurs fonds investis. L’entrepreneur qui n’a plus rien.

Comment peut-on penser « obliger » une entreprise à maintenir ses employés si le marché ne lui fournit plus la « demande » ???  La demande c’est-à-dire le chiffre d’affaires qui est la base de la vie de l’entreprise. Précisons (pour la CGT) que la délocalisation est parfois un acte de gestion pour faire face à la concurrence. Les charges sociales et fiscales étant souvent le handicap par rapport aux concurrents internationaux, même européens.

Nicolas Baverez est normalien, énarque, agrégation de sciences sociales, avocat….essayiste éditorialiste… conseiller des présidents, il écrit :

 « Il reste indispensable de mobiliser toutes les forces du pays, à commencer par le travail… Il nous faut reconstruire notre économie autour de la production et non de la consommation, de l’innovation et non de la rente. Il nous faut reconstruire une communauté de citoyens autour de l’éducation et du civisme et non de la quête de fonds et de privilèges publics… »

Quand notre justice des petits juges, rouges et féministes, oblige un des divorcés à maintenir l’entretien de l’autre, on est dans le même schéma. Les plus courageux doivent donner au moins courageux. La « victime » est celui qui a le moins de capacité volontaire à s’insérer dans la société.

Ce sont les dispositions de l’Etat qui doivent contribuer à façonner (former)
Tout individu à sa place dans la société.

La dépendance sociale est contre l’intérêt général.

 

L’ensauvagement

J’apprécie ce terme explicite employé par le monde politique. Bien sûr décrié par les doux rêveurs qui pensent exister au travers d’un humanisme de circonstance. Ils n’ont rien d’autre à dire, par laxisme et pour se distinguer de l’évidence outrancière.

Ce terme correspond exactement à l’évolution sociétale que nous constatons, nous les réalistes, nous les objectifs. Comment appeler l’écrasement par un automobiliste du chien d’une jeune promeneuse, puis d’elle-même parce que protestant ? le lynchage d’un chauffeur de bus qui réclame le paiement ?
La jeune gendarme tuée lors d’un contrôle routier ? les jeunes hommes bastonnés à leur arrivée en gare de Carcassonne parce qu’ayant demandé à un passager de ne pas fumer ?

La liste de ces faits récents est infinie. Certes, l’information médiatique continue va chercher le buzz plus que l’info, mais le constat est là, autour de nous.
N’acceptons pas de maquiller le problème par une question culturelle ou religieuse. Arrêtons d’intellectualiser, de philosopher un fait de société qui nous meurtrit tous et qui nous menace chaque jour, dans les villes, comme dans les campagnes.

Il faut rechercher la cause !  Plutôt que de théâtraliser

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